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Génération WWW – Ralph Hababou

26 février 2010

Génération WWW - Ralph Hababou

WWW pour Web, Woman, Weather.

Ralph Hababou est une pointure dans le conseil aux entreprises, grâce notamment aux bestsellers qu’il a vendus dans ce domaine : Service Compris, Service Gagnant. De bonne facture, ces ouvrages ne sont pas cependant sur ma table de chevet, et celui que je viens de lire ne le sera pas plus.

Cet ouvrage ne m’a en effet rien appris de plus que ce je savais déjà. Il a juste le mérite de poser la question existentielle de ce début de siècle, formulée certes d’une belle façon (p 166) :

Le déclin, c’est quand on dit “Que va-t-il se passer ?” au lieu de “Qu’allons nous faire ?”. Alors, qu’allez-vous faire ?

En fait l’auteur a du faire ce constat et se dire : dans la mesure où je sais écrire des bestsellers économiques, je vais saisir cette opportunité pour faire parler de moi. L’ouvrage fait souvent référence à ses propres compétences et signe en quelque sorte une nouvelle et clinquante carte de visite : moi je me souviens de ceci ; alors que je rencontrais untel… ; l’expérience m’a montré que, etc. Cela n’aura pas échappé au chef d’entreprise que je suis, rompu aux méthodes marketing.

Lu dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio

Un ouvrage à mettre entre les mains d’un novice en informatique, s’il en existe encore. Ou bien peut-être à offrir à un récalcitrant à la modernité, histoire de le décomplexer. Il n’y a qu’à parcourir les annexes pour s’en convaincre.

Un bon point quand même, mais tout de même pas une image, l’auteur fait référence à quelques personnages qui feront date dans ce que j’appelle le “business autrement” : les auteurs de 80 hommes pour changer le monde (Mathieu Le Roux et Sylvain Darnil) ainsi que Muhammad Yunus, fondateur du business social. Si je ne donne pas d’image c’est que l’auteur écrit un livre catalogue et ne sait pas mettre en avant l’exception de ces personnalités dans un monde qui reste très formalisé malgré tout ce qu’on pourra en dire.

Quant à la partie consacrée au W comme Woman, je n’arrive carrément pas à comprendre la position de l’auteur. Si pour lui “La femme est bien l’avenir de l’homme”, je trouve cela inquiétant car j’observe plutôt que ces dames ne prennent pas forcément ce qu’il y a de mieux chez la gente masculine, pour réussir dans un monde qui reste encore très masculin.

Un site internet pour aller plus loin.

Une idée fantastique des Enfers…

31 décembre 2009

François de Nomé - Les Enfers

Au hasard de mes pérégrinations culturelles, je me suis attardé au Musée de Besançon sur une œuvre de François de Nomé, Les Enfers, qui m’a fortement interpelée. Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Ce tableau a été peint au XVIIème siècle et je suis surpris par son côté moderne : tous ces petits personnages un peu partout répartis et qui font penser à de petits avatars pixélisés (au fond sous l’arcade). Un vrai délice ces Enfers !

Une librairie en 3D ?

11 août 2009

ebookFinalement, à l’échelle de l’Humanité, nous sommes passés en très peu de temps de la parole à l’écrit, de l’écrit à l’édition papier, et aujourd’hui du livre au e-book. Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à ce que je fasse l’éloge de ces outils technologiques qui sont à la lecture ce qu’une fille de joie (ou un gigolo) est à l’amour : ça vous amuse un moment, mais la relation ne sera pas durable. Les spécialistes du livre numérique prévoient qu’à terme la courbe de lecture numérique croisera et dépassera celle de la lecture papier. Plusieurs éléments me font croire qu’il n’en sera pas ainsi :

  • Le premier point n’est pas le moindre : la baisse générale de la lecture chez les jeunes générations, sachant que ce n’est guère plus brillant pour leurs aînés… A moins de proposer des BD sur les e-book, je ne vois pas pourquoi les primo-lecteurs se découvriraient une soudaine passion pour la lecture grâce à la technologie. Peut-être en traduisant les oeuvres en langage SMS ? Peut-être en proposant d’autres fonctionnalités qui n’ont pas grand chose à voir avec la lecture. Ce genre d’outil existe déjà avec les i-Phone et consorts.
  • Une notion est très peu abordée dans ce débat sur l’avenir du livre. Celui de la possession, un des moteurs qui caractérise l’humain. Il y a plus de 1000 flux RSS dans mon Reader, et cela ce me fait ni chaud ni froid. Il y a même des jours où ça me saoule ! Par contre, j’ai pléthore de livres dans la bibliothèque et j’ai l’impression d’être riche. Il m’est même difficile de m’en séparer. J’ai découvert récemment le principe du livre voyageur, qui est pour moi un idée plus révolutionnaire et enthousiasmante que le e-book. C’est vous dire ! La prochaine fois que je rencontre le possesseur (et l’utilisateur ; deux concepts différents !) d’une liseuse numérique, je vais lui poser cette question : prends-tu ton pieds avec ce machin ?

On pourra trouver plein d’autres avantages au livre papier. Je ne me fais pas trop de soucis quant à son avenir. Lui et son bâtard numérique coexisteront comme des demi-frères qui s’ignorent. Par contre, ce sont les petites librairies qui auront à négocier ce virage difficile du mode de lecture et de l’appropriation du livre. Doivent-elles aller dans Second Life quand on sait combien ces univers sont mangeurs de temps ? Une sympathique petite rencontre autour d’un auteur n’est-elle pas finalement plus efficace à la fois pour le lecteur et pour le libraire ?

Lorraine Connection – Dominique Manotti

6 août 2009
Lorraine_connection

Lorraine Connection - Dominique Manotti

Comme disait la Marquise de Deffaud :

Entrez dans le monde des marchands de canon : il n’y a que le premier pas qui compte.

Dans la compétition qui opposent Matra et Alcatel à la reprise de Thomson, le milieu ouvrier est manipulé par les uns et les autres. Avec ses appuis politiques, Matra (Lagardère) rachète l’entreprise. Une équipe ad hoc de cadres d’Alcatel, dont un ancien de la DST, est alors constituée pour mener une contre-offensive : contrôle fiscal, délits d’inités et surtout, enquête sur les agissement du PDG français de Daewoo, la pierre angulaire qui va faire vaciller l’adversaire. Ce dernier, après avoir été miraculeusement naturalisé français et décoré, a monté à Pondange en Lorraine une entreprise de tubes cathodiques qui travaille pour Thomson Pologne. Une entreprise qui travaille à perte depuis sa création, certainement pour blanchir de l’argent et siphonner les subventions européennes. Au milieu de toutes ces combines Quignard, un ancien de l’OAS, manoeuvre en coulisses pour reprendre l’entreprise.

Et puis tout s’enchaine : accident du travail, licenciements arbitraires, grèves, incendies… Enquête.

Dominique Manotti se pose en militante et, pour reprendre ses termes dans cette vidéo excellente, en amplificatrice de la triste réalité. A mon avis, moi qui connaît les arcanes de la gestion d’entreprise, c’est plutôt bien réussi.

Les Causes du Larzac – Caryl Férey

1 août 2009

ferey03Léon Delpy fut l’un des casseurs du McDonald de Millau. A sa mort accidentelle, sa fille Mathilde découvre des documents dans sa vieille maison sur le plateau de Larzac. Des documents qui paraissent avoir été laissés là intentionnellement. Car Léon Delpy est mort d’une façon bien curieuse, et sa fille rassemble trop d’indices pour penser qu’il puisse s’agir d’un simple accident. Mathilde va mener l’enquête dans cette région qui, outre d’être chargée d’un lourd passé de syndicalisme agricole, est habitée de gens qui ne se livrent pas facilement. Rudesse des paysages, rudesse du climat.

Le titre de ce roman est déjà un résumé de celui-ci. Un roman écrit comme un document pour Enquête exclusive, qui s’appuie sur le démontage du McDo de Millau. Un exposé des positions de chacun des deux principaux syndicats paysans : la Confédération paysanne et la FNSEA, ici appelée la RNEA ; je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi le sigle n’est pas cité d’origine. Caryl Férey expose pourtant de façon assez claire les deux opinions : entre utopie réaliste et réalisme utopique, seuls les moyens divergent… Un roman qui remet quelques idées en place, même en ce qui concerne l’idéologie de la Confédération paysanne, en tout cas de sa base :

En fait, la question n’est pas d’être pour ou contre les OGM, mais pour ou contre le monde qui les produit.

L’écriture est agréable. Les descriptions sont à la fois courtes, précises tout en restant évocatrices. Tout cela accompagné par les chansons de Jacques Brel. Un roman-prétexte, mais qui se lit tellement facilement et avec beaucoup de plaisir. Et, comme le dit l’un des personnages : l’opinion publique ne peut pas faire autrement que prendre fait et cause pour la cause paysanne, qu’elle soit défendue par les uns ou par les autres.

Le Fantôme de la Lande – Martha Grimes

27 juillet 2009

9782266171205FSC’est mon premier Grimes ! J’en avais un peu peur. Peur de tomber dans le roman à suspens facile ; celui qu’on lit rapidement et qu’on oublie aussi facilement. Il n’en a rien été puisque que j’ai adoré autant l’histoire que la façon dont elle est racontée.

Habitant un paisible petit village aux toits de chaume des Cornouailles anglaises, Rose Mulvaney est assassinée sous les yeux de sa fille, de plusieurs coups de couteau. Et l’affaire commence mal puisque le réputé commissaire (principal !) Macalvie ne résout pas l’énigme !

Vingt ans plus tard, plusieurs enfants sont assassinés les uns après les autres dans le même périmètre. Dépêchés de Scotland Yard, l’inspecteur Jury et Melrose Plant mènent une enquête dans laquelle on pense avoir trouvé le coupable à chaque fin de paragraphe, pour s’apercevoir que c’est finalement une mauvaise piste. Du coup, on reste jusqu’à la fin…

L’énigme va trouver sa résolution dans les secrets d’une noble et vieille famille anglaise. L’auteur, américaine mais vivant au Royaume-Uni, fait une description ironique, mais si réaliste, de l’Angleterre des Lords et des particules (élémentaires mon cher Watson ?), avec, immanquablement la présence de chats, de chiens, de vieilles voitures de collection, de porridge et des breuvages incontournables : thé, whisky et bière. L’auteur nous épargne la pipe et les couvre-chefs ridicules…

Meurtres à la Pomme d’Or – Michèle Barrière

22 juillet 2009

9782914645805FSAu seizième siècle, chrétiens, juifs et protestants se battaient pour la suprématie dans plusieurs villes du royaume de France. Il en était ainsi à Montpellier, et c’est dans ce contexte que le jeune François Poquet est envoyé faire ses études de médecine dans cette ville à l’avant-garde. Seulement sa seule religion est plutôt terrestre : il est habité par tout ce qui touche à l’art culinaire. Il loge chez l’apothicaire Catalan et à cette époque, plantes médicinales, médecine et cuisine sont intimement liées. François est aux anges.

Et moi aussi. D’autant plus que Michèle Barrière est historienne de la gastronomie. Et de celle-ci, elle nous en sert à la louche tout au long de ce roman à déguster sans modération. En entrée, nous iront déterrer un mort fraîchement enseveli, afin de l’autopsier au nom de la science. En plat de résistance, nous élaboreront savamment un complot, hourdis par d’obscurs Célestins, et dont le bras armé est la confrérie des épiciers, contre les juifs et les protestants qui fournissent le gros du peloton d’apothicaires. Ceux-ci sont en effet accusés de vendre un poison aux habitants, qui tombent comme des mouches (dans le potage ?) les uns après les autres. A cette époque (et sans doute encore aujourd’hui), les confréries de marchands et les métiers se bagarraient pour défendre leur pré carré : coups bas, dénonciations, rumeurs, etc.

Bien entendu, François va débrouiller les oeufs cette affaire, aidé de son professeur Rondelet et de plusieurs sommités, au titre desquelles il faudra compter Nostradamus, Olivier de Serre, Gabriel Fallope ( si si, celui qui donne de la trompe !), Renée D’Este et toute une ribambelle de savants et d’artistes italiens. Car François visite à l’occasion Bologne et j’ai beaucoup apprécié la description qu’en fait l’auteur : entre curiosité pour les sciences et sens de la fête. Chaque étape de l’enquête est aussi une occasion pour notre héros de rencontrer des maîtres cuisiniers, de découvrir des spécialités et de dénicher des livres de recettes parmi les premiers édités en Europe. C’est le genre de roman que vous lisez de la main gauche, la droite faisant l’aller-retour vers le bocal à friandises.

Toute cette aventure est saupoudrée de galipettes, émois interdits et histoires de belles. Il n’est pas de péché de chair(e) qui ne soit bien arrosé ! Un régal, merci patronne !

La critique un peu moins enthousiaste de Bibliotheca, enjouée de Bill & Marie, complète de K-libre, un article d’Actualitté sur les dernières Rencontres du Livre d’Histoire ayant pour thème Histoires Gourmandes.

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Requêtes dans le monde de l’écrit : les moteurs de recherche alternatifs à Google

20 juillet 2009

Même si j’utilise beaucoup Google pour suivre blogs et sites orientés polars et thrillers (en français, et en langues étrangères), il existe aussi d’autres moteurs qui offrent des potentialités dans le domaine de la recherche dans le monde de l’écrit. Petit tour d’horizon, avec comme requêtes Henry de Monfreid (HDM), auteur français trop peu connu et Dan Brown (DB), best-seller international.

  • yahoo_answersVous avez tout d’abord Yahoo ! Et plus particulièrement Yahoo ! Ask (en Français). L’originalité est qu’il faut aller dans la catégorie Arts et Sciences humaines pour trouver une sous-catégorie Livres et auteurs. Le principe : vous posez une question sur un sujet qui vous interpelle et d’autres internautes vous répondent. Vous pouvez aussi répondre aux questions des autres internautes. Des résultats intéressants pour mes deux auteurs/cobayes.
  • bingLogo_reverse_lgMicrosoft vient de lancer un moteur qui s’appelle Bing. Pas d’innovation majeure par rapport à Google si ce n’est un affichage possible des recherches les plus fréquentes nommé xRank. Pour l’instant pas trop séduit. Ayant fait sur xRank une recherche au résultat nul sur Henry de Monfreid, j’ai entrepris la même requête sur Dan Brown : pas de résultat non plus ! A suivre.
  • 3572374391_61597169bcTopsy est un moteur de recherche sur les tweets. C’est-à-dire qu’il va chercher ses résultats dans les mini-messages que l’on s’envoie sur Twitter et consorts. Cela est sensé nous permettre d’obtenir les dernières réactions à chaud à propos d’événements susceptibles d’être sélectionnés à priori. Dans la même veine, Twitturly classe en premier les messages les plus réexpédiés (gage de pertinence, …ou de rumeur !). Digg et Wikio procèdent déjà à ce genre de recherche. Topsy : un résultat pour HDM et 17 pour DB. Twitturly : aucun résultat pour HDM et une pleine page pour DB.
  • Kartoo fait une recherche sur la réputation des requêtes. Vous obtenez un décompte des sites qui parlent en bien ou en mal de la requête. Pas de résultat pour nos deux écrivains : essayez avec votre propre nom !
  • blinkx_logoUn autre moteur qui selon moi a de l’avenir est Blinkx. Il permet de trouver des vidéos et films, avec des extraits précis. Beaucoup de résultats venant de YouTube, mais aussi des perles comme par exemple ce documentaire un cours de production sur les aventures d’un boutre en bois sur les traces d’Henry de Monfreid en Mer Rouge. Il y a plus de résultats sur Blinkx que sur Google Videos pour la requête HDM ! Je ne vous parle même pas de ce que ça donne pour DB… A titre de curiosité, vous ferez une recherche comparative sur le terme littérature (avec un é) ; le résultat est éloquent : plus de réponses sur Google Videos mais un meilleur choix sur Blinks. Bref, je suis conquis.
  • Dans le même genre que Blinks, mais orienté sur le son, Voxalead permet de retrouver des chansons en la fredonnant au micro du site Midoni sur votre ordinateur ! Pas de rapport avec la littérature, c’était juste pour le fun… (Il faut bien se détendre !)
  • Ulike_logoUlike est plus proche de la communauté culturelle que du moteur de recherche. Ce site permet cependant d’être averti selon vos goûts et de noter vos choix. Je suis inscrit pour voir, comme au poker. Plusieurs résultats pour nos deux auteurs.
  • Parce qu’on est jamais aussi bien servi que par soi-même, je construis, au fur et à mesure de mes découvertes sur le Net, un moteur personnalisé qui compte à ce jour plus de 700 sites et blogs issus du monde de l’écrit. Vous êtes les bienvenus pour y contribuer !

Cette liste n’est pas exhaustive et j’en fais une page permanente que vous trouverez sur l’onglet Bonnes adresses. De cette façon, je l’éditerai au fur et à mesure de mes découvertes. De la même façon, n’hésitez-pas à m’avertir lorsque vous trouvez quelque chose d’intéressant !

La Foire de Saint-Pierre – Ellis Peters

18 juillet 2009

9782264033178R1Ellis Peter est l’un des pseudonymes de la romancière anglaise Edith Pargeter, sous lequel elle a commis la très prolifique série d’enquêtes menées par le moine bénédictin Cadfael. J’ai déjà évoqué ce personnage parmi quelques enquêteurs atypiques. Avant de s’engager, son expérience militaire et sa vie aventureuse lui ont permis d’acquérir de l’épaisseur. La Foire de Saint-Pierre est la quatrième enquête (sur 21) qui met en scène des bagarres, vols et meurtres pendant l’une de ces foires qui avaient cours au Moyen-Age partout en Europe, et qui étaient un lieu d’échange, non seulement pour les marchandises, mais aussi pour les idées et les complots politiques. C’est dans ce contexte que notre frère bénédictin se voit confier la résolution du meurtre d’un grand marchand de Bristol (Maître Thomas), assassiné après une altercation avec les fils des marchands de la ville hôte (Shrewsbury en Angleterre, en 1139). Le leader de cette bagarre est d’ailleurs soupçonné un temps, avant que n’interviennent vol, agression et meurtre pendant son incarcération. Nous soupçonnons un temps la nièce de Maître Thomas (Emma) d’avoir un comportement louche, mais c’est pour mieux dévoiler plus tard une sombre affaire politique dans cette Angleterre faite de vassaux qui complotent dans le dos du Roi, pour obtenir plus de terres et de richesses.

J’ai été très surpris par l’équilibre de l’enquête. Les trois premiers quarts du roman, d’une langueur interminable, se développent un peu comme une investigation classique (Sherlok Holmès) alors que le dernier quart relève plus du thriller politico-historique. Etre mis plus tôt dans la confidence m’aurait apporté plus de piment. Cela aurait donné une autre dynamique au roman. Sinon, l’auteur s’atarde volontier sur les détails qui formaient la vie commerciale de cette époque, ainsi que sur les moeurs des marchands, ce qui n’est pas pour me déplaire, moi qui apprécie le décorum social, voire anthropologique. J’accompagnerai volontiers cet ancêtre de Guillaume de Baskerville dans une autre enquête !

Goodies : les enquêtes de Cadfael font l’objet d’une série TV dont l’acteur ressemble plus à une empereur romain finissant qu’à un moine…

La critique enjouée de Paperolles.

Cyril Carau en dédicace au Soleil Vert

16 juillet 2009

couv_ange_680Si vous me lisez régulièrement, vous connaissez mon engagement pour une librairie indépendante et de qualité. Aussi je clavarde très facilement quand on me propose de mettre en avant les initiatives de certaines d’entre elles, surtout quand elles sont spécialisées dans les rayons que j’ai l’habitude d’écumer !

Dominique et Herveline invitent Cyril Carau le 25 juillet à la librairie Soleil Vert, 15 Grande rue à Calvisson (30). Cet auteur de polar estampillé Marseille y dédicacera L’Ange de Marseille à partir de 17 heures (quand il commence à faire moins chaud, à l’heure du retour de plage et avant l’apéro…) Et si vous ne revenez pas de la plage, peut-être aurez-vous vagabondé en Vaunage, turbulente et colorée, toujours illuminée de fêtes, et autour de toi, se donnant la main, cette farandole de villages d’or (Maurice Aliger).

Et l’auteur ? Les détails de son roman se trouvent sur le site des Editions Sombres Rets. Un lyonnais (d’origine) faisant la promo d’un marseillais : on aura tout vu sur ce blog !!

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